L’Isle-aux-Grues de long en large

Ça faisait longtemps que Nadia voulait aller à l’Isle-aux-Grues, qu’elle connaissait à cause de la fromagerie du même nom. Comme l’horaire du traversier était propice pour aller y passer une soirée de weekend, on s’est dirigé vers le quai de Montmagny.

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Attente sur le quai de Montmagny, le temps que le traversier fasse un aller-retour.

Malheureusement, pour le départ qu’on voulait prendre, le bateau était déjà complet à notre arrivée, alors on a dû attendre le voyage suivant. Pendant le temps d’attente, je suis allé chercher mes grands-parents Couillard qui habitent tout près du quai. Comme ils ne savaient pas qu’on allait à l’île, ils ont été plutôt surpris de me voir arriver à Montmagny seul et en vélo!

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Le Westfalia sur le bateau à travers les autres véhicules et tracteurs.

On l’ignorait en embarquant sur le bateau, mais c’était le jour d’un concours de pêche à l’île! Malheureusement on allait arriver à quai trop tard pour participer, mais juste à temps pour se rendre à l’Auberge des Dunes et voir les prises gagnantes.

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Le fleuve est plutôt calme; les jours de grand vent il peut y avoir beaucoup plus de vagues.

En arrivant à l’île on s’est rendu à L’Auberge des Dunes où mon père a retrouvé son ami Florian Lebel, avec qui il a longtemps travaillé sur une autre île du même archipel. Il nous a montré un gros esturgeon (d’environ 4 pieds) pêché par son frère, de même que quelques grosses barbottes. Ils sont sympatiques les insulaires!

De tous les terrains de camping que j’ai vus jusqu’à maintenant, celui de l’Isle-aux-Grues est celui qui a le moins de règlements! Il n’y a personne quand on arrive, on prend le terrain qu’on veut : premier arrivé, premier à choisir; quelqu’un passe plus tard dans la soirée pour ramasser l’argent. Argent comptant seulement, il va sans dire…

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Notre site au camping qui est occupé à environ 25 %.

Notre Westfalia a l’air près du chemin sur la photo, mais c’est un chemin qui ne va nulle part, et juste un VTT est passé pendant qu’on était là… Il y a juste une bâtisse plus loin dans le chemin, et il se termine juste après. Fait cocasse, tous les chemins ou rues de l’île sont des culs-de-sac!

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Très beau coucher de soleil que Nadia a capturé du haut d’une tour près du camping.

Le matin suivant, on est allé porter le Westfalia dans la file sur le quai, pour être certains d’avoir une place sur le traversier pour le retour, et on s’est promené en vélo pour le reste de notre séjour sur l’île.

Après avoir fait le tour des sentiers de la Pointe-aux-Pins, on s’est rendu complètement à l’extrémité ouest de l’île pour pêcher un peu au fleuve.

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Une fois rendu au bout du sentier de la Pointe-aux-Pins, on a poursuivi sur les battures jusqu’au bout de l’Île.

Le fleuve était exceptionnellement calme et il n’y avait presque pas de vent. Ça a été une belle occasion pour se pratiquer à lancer la ligne avec les grosses pesées très loin.

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Sur les roches, complètement au bout ouest de l’Isle-aux-Grues.

C’était très agréable d’être là, même sans prise à combattre. L’environnement ressemble beaucoup à celui de l’Île-d’Orléans où je vais souvent pêcher. Par contre, il n’y a pas d’accès à de l’eau profonde directement de l’ile, et le quai ne se prête pas vraiment à la pêche. Ça doit être pour cette raison que presque tous les insulaires ont un bateau de pêche…

Un record de pêche

Aujourd’hui à Saint-François-de-l’Île-d’Orléans, j’ai capturé la plus grosse barbotte que j’ai vue de toute ma vie! C’était d’ailleurs le cas pour la majorité des pêcheurs présents sur le quai qui sont venus me féliciter et me confirmer que c’était un vrai monstre pour le secteur…

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Elle ressemble au père de Renatan.

Ma prise a d’ailleurs été homologuée par les autorités du quai de Saint-François (Capitaine O’Connor), comme la plus grosse barbotte de l’été avec une longueur estimée de 30 pouces.

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Mon ami, un jeune malcomode avec qui je pêche depuis maintenant trois ans.

Pour la remonter, un autre pêcheur est venu nous aider avec un filet semblable à celui du capitaine.

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Le genre de filet qui est pratique quand on pêche le gros poisson de fond sur un quai haut.

Le cercle du bas est un peu lourd pour que le filet cale. On le descend avec la corde jusqu’à ce que le grand cerceau soit juste sous la surface, et quelqu’un d’autre amène le poisson au dessus avec la canne. Peut-être qu’un jour on va s’en fabriquer un…

Un esturgeon remis à l’eau pour Donald

La marée était haute à 2 h et basse à 9 h 21 à Saint-François-de-l’Île-d’Orléans aujourd’hui; alors on avait convenu se rendre sur le quai le plus tôt possible, comme on dormait au camping à côté. On était (seuls) sur le quai vers 4 h 45…

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Belle matinée venteuse sur le quai.

Seulement quelques minutes après notre premier lancer, j’ai eu une très forte touche sur ma canne…

Quand on attrape un esturgeon, on le sait tout de suite. Ça ne tire pas du tout comme une barbotte, une perche ou un bar rayé (les autres poissons qu’on attrape dans ce secteur). Il donne un ou deux gros coups de tête au départ, puis se calme. Mais quand on essaie de le remonter près de la surface, il tire terriblement fort vers le fond. Même les petits de vingt à trente pouces réussissent à plier nos grosses cannes de dix pieds en deux.

Comme il était encore très tôt le matin (environ 5 h), on était toujours seuls sur le quai, alors on a dû user de débrouillardise pour le sortir de l’eau et le décrocher. Mon père a fait le tour du quai avec la canne en le tirant et il est venu me rejoindre sur les roches où j’attendais avec le filet de l’autre côté. Durée du combat : un gros 15 à 20 minutes.

Encore trop petit de un ou deux centimètres pour le garder, mais quand même une belle prise!

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Il lui manquait juste quelques centimètres pour qu’on puisse le garder.

J’ai aussi attrapé quelques barbottes et quelques perches durant l’avant-midi, puis nous sommes retournés en ville.

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C’est une petite barbotte, il y en a des beaucoup plus grosses dans le fleuve.
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Pas mal toutes les perches blanches qu’on attrape sont de cette grosseur.

P.S. Donald dans le titre c’est Donald Lachance, un ami de mon père qui fait la pêche commerciale de l’esturgeon dans le secteur. S’il le rattrape dans ses filets l’été prochain, il sera peut-être assez gros pour qu’il le garde…

Parc national du Bic et réserve faunique de Rimouski

J’étais déjà arrêté au poste d’accueil du parc national du Bic en revenant d’un tour de Gaspésie, mais je n’étais jamais entré dans le parc en soi. C’est un assez grand parc finalement, et c’est très agréable de le parcourir en vélo.

La première chose qu’on remarque en arrivant au site de camping du parc, c’est que les terrains sont grands et les voisins sont loin. Et ça, on aime bien…

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Grand terrain sans voisin proche…

Comme les adultes ne sont pas intéressés par les hot dogs, je m’arrange seul avec mon souper.

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J’adore cuisiner sur un feu en camping!

Ce qui est le plus intéressant pour moi au parc du Bic, c’est la proximité de l’eau. Le fleuve ressemble plutôt à la mer rendu ici, et j’ai passé le plus gros de mon temps dans le parc à contempler le large.

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Pas de phoque en vue…

Mon père a son vieil ami Malcom qui habite le village du Bic; on a profité de notre passage pour aller rendre visite à sa famille. Son fils Cormac m’a fait visiter les alentours et la ferme voisine. On a eu bien du plaisir à jouer avec son gros chien Kaboum et à faire de la musique dans la cave!

En quittant le parc national du Bic, on s’est rendu à la réserve faunique de Rimouski qui est quand même assez loin de Rimouski. On a parcouru 86 km de routes de terre pour se rendre à notre secteur de pêche. C’est là qu’on s’est rendu compte que le hayon du Westfalia n’était pas étanche, comme on a amassé un voyage de sable sur le coussin arrière pendant le trajet.

Les mouches de toutes sortes en moins, notre secteur de pêche était magnifique! Une petite rivière au fin fond du bois, avec une eau cristalline et juste un bon débit. On l’a suivie pendant quelques centaines de mètres, le temps de trouver une configuration qui nous paraissait propice à la pêche. À cet endroit, un petit ruisseau se jetait dans la rivière, et un arbre tombé dans l’eau offrait de l’ombre et une cachette aux poissons.

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L’endroit qu’on a choisi pour pêcher à la mouche.

On avait vu juste; dès qu’on a laissé dériver une mouche vers cet endroit, les petites truites se sont mises à mordre. On en a attrapé une bonne vingtaine durant le temps qu’on a passé là, mais on les a toutes remises à l’eau.

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Des petites truites très vigoureuses, toutes remises à l’eau.