Archives de catégorie : Bouffe

Ce que je cuisine ou mange.

Un souper compliqué…

La préparation du souper commence à 13 h 20 à Lac Beauport par la capture des protéines animales…

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Ce n’est pas un peu de neige qui va arrêter un vrai pêcheur!

Pour ceux qui ne le savent pas encore, la pisciculture de la Pourvoirie du Lac Beauport est ouverte toute l’année! Il y a seulement une courte période de l’année durant laquelle ce n’est pas possible de pêcher, soit à partir du moment ou les étangs gèlent, jusqu’à ce que la glace soit assez épaisse pour pouvoir marcher dessus sécuritairement pour y percer un trou et pêcher. Cette année ils prévoient que ça devrait être assez glacé vers le 17 décembre.

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La troisième prise qui se débat pour se décrocher de l’hameçon.
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Trois belles prises, mais encore entières…

Une fois nos trois grosses truites attrapées, on a eu une petite surprise… Comme des travaux étaient en cours dans la bâtisse où ils arrangent habituellement les poissons, il n’y avait pas d’eau courante et on est donc repartis avec nos poissons vivants.

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Une fois le ventre coupé avec les ciseaux et/ou un couteau, j’utilise une cuillère pour bien gratter et sortir les organes.

J’avais souvent regardé mon père et les employés de piscicultures le faire, mais je n’avais jamais essayé moi-même. Pour une première expérience, je m’en tire très bien! C’est pas toujours chic, il faut jouer du ciseau et du couteau avec vigueur, et ça fait du sang et des organes partout.

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La plus grosse des truites me donne un peu de fil à retordre…

Heureusement, Nadia n’était pas là pour voir la boucherie dans sa cuisine!

Le but d’aller se chercher des truites fraîches, c’était de refaire cette recette de croquettes qu’on avait bien aimée. Une fois deux de nos trois truites cuites au four et leur chair récupérée, on prépare et mesure les autres ingrédients et on met le tout dans un cul de poule (et je ris à chaque fois que l’on nomme ce récipient).

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Je pourrais faire la recette seul, mais j’accepte l’aide de mon père pour gagner un peu de temps…

J’en profite pour parfaire ma technique du hachoir avec un gros couteau de chef. Ça sent très bon l’aneth quand on la coupe!

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Plus rapide qu’un robot!
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Tous les ingrédients sont là, il reste à bien mélanger le tout.
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Une fois le mélange prêt pour façonner les croquettes.

La dernière opération est plutôt compliquée, et ça gomme les doigts. Il faut tremper les croquettes dans un mélange d’oeufs battus, les enfariner, les retremper dans les oeufs, les enrober de chapelure de pâte tempura, et finalement les faire frire dans un peu d’huile de canola.

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Une trempette dans les oeufs battus avant et après la farine.
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La dernière étape avant la friture c’est d’enduire les croquettes de tempura, et les doigts par le fait même…

Mais ça vaut la peine de prendre le temps de bien le faire, c’est ce qui fait le délicieux petit croquant autour des croquettes.

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Une des assiettes une fois terminée.

Une fois les assiettes montées, avec un rizotto au fromage et une tombée de bok choy pour accompagner. N’est-ce pas délicieux… à regarder?

Truites en papillote, Sly Gilbert’s cookin’ style

La veille de notre départ pour l’Île d’Orléans, on a rendu visite à Sylvain et Geneviève, revenus il n’y a pas si longtemps, d’une tournée de l’ouest américain en faux VR.

Sylvain m’a expliqué en détail la technique qu’il a utilisée pour cuire des papillotes en Californie, un savant étagement de papier, de charbon et de bois. Édouard et moi avons donc décidé de répliquer la technique pour cuire les truites pêchées à notre arrivée à l’île. Grille débrouillard-50 par papa, papillotes truites et légumes par Nadia.

Les explications en images…

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On place quelques feuilles de journal sous notre première couche de briquettes pour absorber l’humidité du sol.
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Sur les briquettes, on fait un étage de boules de papier, pour aider à allumer le bois qui va être au dessus.
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On devait n’y mettre que du petit bois, mais elles sont tellement sèches qu’on décide de mettre aussi quelques bûches qui vont brûler très vite.
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Après 15-20 minutes, on a une bonne source de chaleur constante de tisons de bois et des briquettes bien allumées pour cuire nos papillotes.

Le Ciel! Bistro-bar tournant

Ça faisait longtemps qu’on se promettait d’aller manger au Ciel!, c’est finalement fait! Excellente idée de cadeau de mes grands-parents Couillard. Merci!

Eh non, si vous le regardez de la rue en bas, même très longtemps, vous ne verrez absolument rien tourner… Ce n’est pas toute la section ronde du dessus de la bâtisse qui tourne, mais juste une partie du plancher (en forme de beigne) à l’intérieur de cette partie ronde. Sinon ça serait très compliqué pour le puit d’ascenseur au milieu de la bâtisse… Ce qui est un peu compliqué quand même, c’est de trouver où est rendue la salle-de-bain, au milieu qui ne tourne pas, au moment où on a envie.

Donc on passe d’une fenêtre à l’autre tranquilement, et on fait légèrement plus de 360° de rotation en environ 1 h 30 m. Les premières minutes sont particulières. Le temps que notre cerveau s’habitue à ce qui se passe, on éprouve de légers vertiges quand notre regard passe de l’intérieur vers l’extérieur, et vice-versa.

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Alors qu’on avait une vue sur la ville.

On a pensé faire un coup à nos voisins et baisser les stores de toutes les fenêtres juste avant qu’elles arrivent à leur table 2-3 mètres plus loin, mais Nadia ne voulait pas… 😉

J’ai mangé comme un roi! Tartare de saumon en entrée (je peux difficilement passer à côté quand c’est au menu) et cannelloni au canard en plat principal. Le tout était très bon et très bien présenté.

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Mon (mega) cannelloni au canard.

On a été chanceux, le sympathique chef David Forbes était présent, et il a pris le temps de venir jaser à notre table, comme Nadia et mon père le connaissent bien. Ça nous a permis d’apprendre que sa cuisine est 29 étages plus bas que l’endroit où l’on mange! C’est là qu’il fait ses expériences pour les nouveaux plats à venir au menu, et que le gros de la nourriture est préparé. Dans la petite cuisine en haut, ils finalisent la présentation des assiettes avant de les passer aux «suiteurs» (le mot n’existe pas vraiment en français, mais c’est le terme qu’on utilise couramment en restauration pour désigner la personne qui apporte les plats à la table lorsque ce n’est pas la personne qui a pris la commande (le serveur) qui le fait).